Boris Vian

Boris Vian, figure mythique du Paris d’aprèsguerre, a marqué la vie intellectuelle et artistique française de son empreinte. Cet écrivain, auteur, chanteur et musicien, disparu prématurément, laisse derrière lui uneoeuvre moderne et insolite, véritable patrimoine dont les générations suivantes n’ont de cesse de s’inspirer. Il naît le 10 mars 1920 en région parisienne.D’une santé fragile, il est instruit dès son plus jeune âge à domicile par une institutrice particulière. C’est pourquoi très tôt, il sait lire et écrire et connaît dès l’âge de dix ans les plus grands classiques de la littérature française. Brillant et cultivé, il passe son bac à 17 ans tout en apprenant seul l’Anglais. Non seulement il maîtrise la langue française, la littérature et la manipulation des mots, mais il se passionne dès ses 16 ans pour la musique et en particulier le jazz, forme musicale encore peu écoutée en France. Boris est un jeune homme qui partage son temps entre l’écriture et la musique. Passionné par la culture de l’absurde, par l’exploration des exercices intellectuels les plus surréalistes, Vian développe des activités variées comme le Cercle Legâteux, déjà créé avant-guerre. Vers 1944, Vian publie ses premiers textes sous des pseudonymes tels Bison Ravi (anagramme de Boris Vian) ou Hugo Hochebuisson.
Sous le nom de Bison Ravi, il écrit un poème qui évoque l’interdiction du jazz américain par les Allemands. A cette époque, il se lance aussi dans l’écriture de ses premières chansons comme  »Au bon vieux temps », texte écrit sur une musique d’un de ses amis, Johnny Sabrou. Mais cette activité, qui prendra toute son ampleur dans les années 50, est encore marginale dans son travail.
En 1945, il signe un contrat chez Gallimard pour son roman ‘Vercoquin et Plancton ». 1946 est l’année de parution de son plus célèbre roman,  »L’Ecume des jours ». C’est à ce moment-là qu’il rencontre le couple Simone de Beauvoir et Jean -Paul Sartre, piliers du gotha littéraire de Saint-Germain-des-Prés.

Quelques mois après  »L’Ecume des jours », Vian publie  »J’irai cracher sur vos tombes », pastiche des romans noirs américains. Il le signe Vernon Sullivan et fait alors passer Vian pour le traducteur. L’ouvrage fait scandale mais c’est un best-seller dès 47. Idem avec  »Les morts ont tous la même peau » en 47 et  »Et on tuera tous les affreux » en 48. Scandale et réussite. Très fatigué, Boris Vian essaie de se reposer plus fréquemment. Mais ses activités nombreuses ne lui laissent pas de répit. En 59, il connaît beaucoup de difficultés avec l’adaptation cinématographique de  »J’irai cracher sur vos tombes », projet dont il sera finalement écarté. Le 23 juin, il assiste au visionnage du film inspiré de son roman mais meurt dès les premières images de cette adaptation dans laquelle il ne se reconnaissait pas.
Il laisse un vide énorme dans la vie artistique de l’époque. Mais son empreinte ne cesse de se confirmer depuis. Ses chansons ont été maintes fois interprétées par des artistes divers. Certains de ses ouvrages sont des classiques de la littérature française, étudiés dans les écoles et analysés dans les facultés. Par son sens de l’humour mêlé de désespoir, son goût de l’absurde, d’une certaine irrévérence et ses choix contestataires, Boris Vian est devenu une figure vénérée par les plus jeunes générations. Son oeuvre est le résultat d’une totale ouverture d’esprit et d’une pensée libre. Sa modernité n’est plus à démontrer…

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